Appendice : journal de bord en cas d’épidémie

Les pages suivantes vous permettront de tenir la chronologie des événements douteux derrière lesquels se cache souvent une éventuelle épidémie (voir la rubrique « Détection », page 50, pour tout ce qui touche aux indices crédibles). N’oubliez pas : une analyse aussi précoce que possible des signes avant-coureurs et une préparation soignée vous garantiront les meilleures chances de survie. Voici un exemple de journal.

DATE : 05/07/14.

HEURE : 3 h 51 du matin.

LOCALISATION : Village X, États-Unis.

DISTANCE : approximativement 400 kilomètres.

DÉTAILS : le journal du matin (Channel 5, télévision locale) signale qu’une famille a été massacrée et à moitié dévorée par un ou plusieurs « psychopathes ». Les corps sont très abîmés et les victimes semblent s’être entre-tuées : hématomes, écorchures, membres brisés. Tous portent des traces de morsures et tous ont été tués de plusieurs balles dans la tête. La télévision précise qu’il s’agit d’un crime rituel. Pourquoi ? Et quel rituel ? D’où ? De qui s’agit-il exactement ? Les journalistes ne font que relayer l’explication « officielle ». Une chasse à l’homme est en cours. La police fédérale est chargée de l’enquête (pas d’agent local). La moitié des flics sont des tireurs d’élite. La presse n’est pas autorisée à les accompagner, car « leur sécurité ne serait pas assurée ». La télévision a précisé que les corps avaient été évacués vers Ville X, et non à la morgue de l’hôpital de Village X, pour une « autopsie complète ». L’hôpital en question SE TROUVE À MOINS DE 100 KILOMÈTRES !

MARCHE À SUIVRE : sortir les check-lists. Appeler Tom, Gregg et Henry. Réunion ce soir chez Gregg à 19 h 30. Aiguiser la machette. Nettoyer et huiler la carabine. S’inscrire pour un dernier entraînement dès demain au stand de tir avant d’aller travailler. Vérifier les pneus du vélo. Appeler les gardes forestiers pour s’assurer que le niveau de la rivière est stable. S’il y a un problème quelconque à l’hôpital, passer à l’étape suivante.